
Jim Gérald
Acteur / Actrice
Biographie
Né à Paris, le 4 juillet 1889, Gérald Ernest Cuénod est de nationalité Suisse. Gérald Cuénod passe toute son enfance à Paris. Puis, à 16 ans, il émigre vers l'Amérique par gout de l'aventure. Au Canada, il devient cow-boy puis il rejoint le West Show du Dawson Circus. Il s'y produit comme écuyer dans un numéro de cheval sauvage avec l'objectif, avouera-t-il, de retraverser le Canada pour rejoindre la côte atlantique et amorcer ainsi un retour vers la France. C'est chose faite en 1907. Son expérience du cirque lui ouvre alors les portes du Caf'conc' et du music-hall sous le masque enfariné de l'auguste. En 1911, il fait ses premiers pas au cinéma dans un petit film intitulé Belle-maman a mangé du cheval, sous le nom de scène qu'il ne changera plus : Jim Gérald. A la déclaration de guerre, en 1914, étant de nationalité helvétique, il s'engage à Bordeaux dans la Légion étrangère pour pouvoir rejoindre l'armée française. Caporal au 1er Régiment Etranger, il bénéficie en 1915 d'un décret de naturalisation. Blessé en octobre 1915, il est affecté après sa convalescence, à l'artillerie comme brigadier-chef. Il est démobilisé le 16 octobre 1919. Après la guerre, il retourne en Suisse retrouver sa famille et se tourner vers le Théâtre. Il dirige un temps les Folies-Bergère de Genève où il accueille son compatriote Michel Simon et s'essaie au métier de comédien avec la troupe des Pitoëff. C'est avec elle qu'il revient à Paris, notamment à la Comédie des Champs-Elysées, où il joue dans Liliom de Ferenc Molnar, dans une mise en scène de Georges Pitoëff ou dans le Siegfried de Giraudoux, dirigé par Louis Jouvet. De 1923 datent ses vrais débuts au cinéma. Il se lie d'amitié avec un jeune cinéaste prometteur, René Clair, dont il deviendra l'un des acteurs favoris. Au temps du muet, René Clair lui donne des rôles intéressants. Gérald participe à la première production entièrement parlante du cinéma français, La nuit est à nous (1929) de Roger Lion (pour la version française). Deux ans plus tard, il personnifie le bon curé Pellegrin de Mon curé chez les riches (1932) et, changeant de registre, il campe le commissaire Lohmann qui traque Rudolf Klein-Rogge dans la version française du Testament du docteur Mabuse (1932) de Fritz Lang. Jim Gérald empâté. Le temps est loin du grand Auguste filiforme ! Gérald chausse des lunettes à la Marcel Achard et promènera sa silhouette bedonnante plus qu'athlétique dans des dizaines de films durant un demi siècle. Il se marie à Genève le 30 octobre 1939. Il épouse Clara Albertine Kienitz. Peu à peu ses rôles s'amenuisent pour se limiter souvent à des « pannes » ou des silhouettes. C'est que, loin de se hausser au génie comique d'un André Alerme, il dessine, à force de mimiques pleurnichardes, des personnages un peu caricaturaux. D'autant qu'il fréquente avec assiduité le cinéma des tâcherons les plus routiniers du cinéma de cette époque. Sans essoufflement malgré son embonpoint. Il ne cessera de tourner, jusqu'à la fin. Quelques jours avant sa mort, il était à Hambourg pour le tournage d'un film d'Yves Ciampi Le vent se lève, au côté de Mylène Demongeot et Curt Jurgens. Jim Gérald est mort à Paris (8e) le 2 juillet 1958, à 69 ans. Il a laissé deux livres de souvenirs, En roulant ma bosse (Genève, 1940) et Du Far-West au cinéma (Paris, 1945).
Films (24)

La Comtesse aux pieds nus
La Comtesse aux pieds nus
1954

Moulin Rouge
Moulin Rouge
1952

Détective du bon Dieu
Détective du bon Dieu
1954

L'Énigmatique monsieur D...
L'Énigmatique monsieur D...
1956

Ordres d'Exécution
Ordres d'Exécution
1958

Un chapeau de paille d’Italie
Un chapeau de paille d’Italie
1928

La Minute de vérité
La Minute de vérité
1952

Bulldog Drummond at Bay
Bulldog Drummond at Bay
1937

Si Paris nous était conté
Si Paris nous était conté
1956

La Taverne de la Nouvelle-Orléans
La Taverne de la Nouvelle-Orléans
1951

Le Voyage imaginaire
Le Voyage imaginaire
1926

Le Rideau cramoisi
Le Rideau cramoisi
1953

Boule de suif
Boule de suif
1945

Les jeux sont faits
Les jeux sont faits
1947

L'Affaire Maurizius
L'Affaire Maurizius
1954

Macao, l'enfer du jeu
Macao, l'enfer du jeu
1942

Aux yeux du souvenir
Aux yeux du souvenir
1948

Les deux timides
Les deux timides
1928

La symphonie des brigands
La symphonie des brigands
1937

Der Sohn der weißen Berge
Der Sohn der weißen Berge
1930

Au diable la vertu
Au diable la vertu
1953

La Proie du vent
La Proie du vent
1927

Le Roi des Champs-Élysées
Le Roi des Champs-Élysées
1934

Destinées
Destinées
1954