
Iván Petrovich
Acteur / Actrice
Biographie
Venu de sa Serbie natale étudier à Budapest, Svetislav Petrovic suivait les cours de l'École d'architecture, s'adonnait à la peinture, travaillait si bien sa voix qu'il put amorcer une carrière dans le théâtre lyrique. Mais la guerre éclata. Lieutenant de réserve, il fut mobilisé, blessé, par la suite détaché à l'état-major du roi Pierre Ier de Serbie. Au lendemain de la guerre, c'est à Vienne que, sous le nom d'Ivan Petrovitch, il tenta de monter à nouveau sur scène, en vain. Découragé, il allait retourner en Serbie quand il rencontra Kertesz, metteur en scène alors attaché à la Sacha Film, qui le fit débuter à l'écran. Jeune premier de belle prestance, avec autorité et panache Ivan Petrovitch interpréta plusieurs films, dont Der Unmensch. S'étant familiarisé avant la guerre avec la scène, il s'adaptait aux nécessités du cinéma. En 1922 il se trouvait à Berlin pour un film dirigé par Joe May quand il fit la connaissance de Léonce Perret qui préparait Kænigsmark et le choisit pour le rôle du lieutenant de Hagen, aide de camp de la grande-duchesse. Dans ce premier film français Ivan Petrovitch, décoratif, se montra plutôt convaincant. D'autres rôles suivirent, dont celui du poète Herbert Campbell, personnage central d'Ame d'artiste où Germaine Dullac offrait à Petrovitch une exceptionnelle chance de s'exprimer totalement. Il sut si bien en profiter que l'Américain Rex Ingram, convaincu par ce talent nouveau, lia Ivan Petrovitch à la MGM par un contrat de cinq ans, qu'il commença d'honorer en 1926 en interprétant avec Firmin Gémier Le Magicien. Il venait alors de terminer La Châtelaine du Liban où il avait campé un très amoureux capitaine Domèvre emporté par la passion. Suivit La Femme nue avec Nita Naldi et Louise Lagrange. Encore une fois Ivan Petrovitch fut galonné, lieutenant de vaisseau dans Morgane la sirène de Perret, vedette fonctionnelle encore que sans grand magnétisme. En 1927 Alraune (La Mandragore) marqua le début d'une longue période durant laquelle Ivan Petro- vitch travailla presque exclusivement dans les studios germaniques. Le début du cinéma parlant lui donna l'occasion d'être à Berlin la vedette des versions allemandes du Roi de Paris (Leo Mittler 1930) et de Opernredoute (Grains de beauté) réalisé par Neufeld en 1931. La même année c'est la version française de La Chauve-souris (de Pierre Billon et Carl Lamac) qui permit à Ivan Petrovitch d'utiliser son ancienne expérience de chanteur. Il tourna beaucoup en Allemagne, et très longtemps, jusqu'aux années cinquante, des films musicaux (La Dernière valse, Jacoby 1934) aussi bien que des drames (Les Frontaliers, Tourjansky 1940: Le Procès, Pabst 1947). Ivan Petrovitch ne revint travailler en France que pour un rôle secondaire en 1957 dans le film de Louis Malle, Ascenseur pour l'échafaud.
Films (24)

Ascenseur pour l'échafaud
Ascenseur pour l'échafaud
1958

Le Magicien
Le Magicien
1926

Le voyage
Le voyage
1959

Mandragore
Mandragore
1928

Witwer mit 5 Töchtern
Witwer mit 5 Töchtern
1957

The Devil Makes Three
The Devil Makes Three
1952

Le Procès
Le Procès
1948

Wer zuletzt küßt...
Wer zuletzt küßt...
1936

The Three Passions
The Three Passions
1928

Die Blume von Hawaii
Die Blume von Hawaii
1933

Frühling in Berlin
Frühling in Berlin
1957

Zentrale Rio
Zentrale Rio
1939

Einmal der liebe Herrgott sein
Einmal der liebe Herrgott sein
1942

Der Diamant des Zaren
Der Diamant des Zaren
1932

Viktoria und ihr Husar
Viktoria und ihr Husar
1931

Polenblut
Polenblut
1934

Eroica
Eroica
1949

Koenigsmark
Koenigsmark
1923

Manolescu, der Fürst der Diebe
Manolescu, der Fürst der Diebe
1933

Feinde
Feinde
1940

Prämien auf den Tod
Prämien auf den Tod
1950

La dernière ordonnance
La dernière ordonnance
1952

Parkstrasse 13
Parkstrasse 13
1939

Einmal kehr’ ich wieder
Einmal kehr’ ich wieder
1953